‘La scène de théâtre :
un miroir tendu au spectateur’

Pour moi, le but du théâtre est de laisser croire au spectateur qu’il assiste à une tranche de vie entre quelques personnes confrontées à un même problème, alors qu’en réalité, les décors, les costumes, les dialogues, les évènements, tout est manipulé par l’auteur pour lui renvoyer son image.

Contrairement au roman, ce qui caractérise l’écriture du théâtre, c’est la rapidité. A partir de l’idée, une pièce s’écrit très vite. Une fois l’intrigue construite et les personnages définis, les répliques s’enchaînent d’elles-mêmes.

C’est très plaisant, mais cela n’exonère pas d’avoir à respecter des règles telles que les célèbres unités de lieu, de temps et d’action, ou de s’approprier la définition que donnait Jean Racine d’une bonne intrigue : « Une action simple, chargée de peu de matière, telle que doit être une action qui se passe en un seul jour, et qui s’avançant par degrés vers la fin, n’est soutenue que par les intérêts, les sentiments et les passions des personnages. ».

Suivre ces directives académiques permet (et force, même) à se concentrer sur l’intention.